Publié par : Spy Jones | juillet 19, 2008

Flash back on Sidi Ifni’s riots, or how the human rights are still threatened by the State

Vaste programme donc pour le blogueur débutant que je suis, démêler et recouper les différentes versions de ce qui s’est réellement passé à Sidi Ifni pour tenter d’y voir clair, et prendre position en conclusion. Il faut dire que j’ai longtemps hésité à traiter le sujet surtout pour le halo de mystères qui enveloppent cette émeute, comme jamais le Maroc du XXIème siècle n’en a connu, du moins d’aussi poussées que celle-ci.

Pour dérouler le fil des évènements je me baserais sur des sources aussi diverses que l’AMDH, le rapport d’Attac Maroc, le blog « Collectif belge pour la solidarité avec Sidi Ifni », le blog d’Ibn Kafka, le blog d’Alan Bertho, le rapport de l’OMDH, et Nichane (leur dossier est basé sur ce dernier, mais il comporte des conclusions propres à la rédaction du magazine). Pour les éléments qui sont sujet à litige, je les citerais en indiquant leur source.

Petite mise en contexte d’abord : Sidi Ifni, une ancienne enclave espagnole, a été restituée au Maroc en 1969.  Depuis, la ville marocaine, siège des tribus Aït Baâmrane célèbres pour leur résistance contre l’occupant espagnol, est l’épicentre de cette région sous-développée du Maroc. L’unique moteur du développement, le port tout juste inauguré en 2000 après deux décennies de sa programmation, enregistre la principale activité économique locale. Plus grave encore, les besoins essentiels en termes d’eau et d’électricité retardent les projets prévus, tels ce chimérique complexe industriel, et effrayent les investisseurs potentiels. C’est donc au rythme d’une situation de développement humain au bord du gouffre -et l’INDH n’est pas une recette-miracle, contrairement au tintamarre médiatique qu’on nous martèle depuis nos chaînes « nationales »-, que vit la population, ce qui la rend apte à adhérer à toute forme de contestation sociale…

Récit des évènements :

C’est par un samedi 30 mai que tout a commencé. Une dizaine de personnes se sont rassemblées devant la municipalité, juste après l’annonce des résultats d’un tirage au sort aux résultats contestés, et qui aboutit sur la sélection de 8 éboueurs parmi 972 candidats. Une marche a été organisée vers les port de Sidi Ifni, où les manifestant ont dressé trois tentes et commencé à bloquer la circulation, tandis qu’ils retenaient 89 camions chargés de poisson et 20 voitures qui se trouvaient là -bas. Une délégation de la province de Tiznit se dirigea vers les lieux du litige pour tenter de lever le blocus, en vain. Selon Nichane, les revendications des manifestants, formulées face aux autorités venues négocier, peuvent se résumer en cinq points : une province de Sidi Ifni rattachée au Sahara, création d’emplois à l’instar de ce qui se fait pour les diplômés chômeurs sahraouis, achèvement des travaux du port et implémentation de solutions aux problèmes posés, achèvement de la route reliant Sidi Ifni à Tan Tan, amélioration et gratuité des services médicaux. Alors que les rumeurs courent à propos de l’arrivée imminente des forces de l’ordre depuis Agadir, les manifestant s’empressent de bloquer l’entrée principale de la ville.

Et c’est le samedi suivant (le 7 juin), que tout s’emballera. Les forces de l’ordre débarquent de bon matin et sèment la terreur parmi les habitants. Lever le blocus, arrêter les manifestants impliqués dans des actes criminels avérés : il était naturel et légitime que les forces de l’ordre finissent par intervenir pour faire appliquer la loi. Malheureusement, et il faut vraiment s’en désoler, l’intervention sécuritaire a totalement dérapé, vu que les policiers ont poursuivi certains manifestants jusque dans leurs domiciles, les ont battus avec de gros bâtons leur causant des fractures dans différentes régions du corps et les ont humiliés par leurs insultes. De même, selon l’AMDH, les citoyennes et citoyens ont été victimes de harcèlement sexuel, de viols et de vols de leurs biens, de pillage d’ordinateurs, de téléphones portables, de bijoux et d’argent. Les forces publiques ont usé de bombes lacrymogènes, de balles de caoutchouc, de pierre et de bâtons contre des manifestations pacifiques enfreignant ainsi le code des libertés publiques. En outre, les détenus ont été gravement torturés et ont souffert de la vengeance qu’ils ont dû subir en dépit de la prohibition par les chartes internationales de la torture et de tous les actes humiliants et dégradants qui portent atteinte à l’intégrité physique et à la sécurité personnelle.

Signalons toutefois cet acte pour le moins ignoble perpétré par les manifestants : ils ont tenté de brûler vif un caïd, en déversant sur lui de l’essence pour l’enflammer ensuite. S’il s’en est sorti indemne, cette tentative n’en reste pas moins totalement condamnable.

Conséquences et résultats :

Les principaux dégâts économiques recensés par l’OMDH sont : 89 camions immobilisés d’où 6 millions de dirhams de pertes, arrêt de 400 embarcations de pêche frontalières, arrêt de ravitaillement de 30 navires et destruction de panneaux de signalisation. Les dégâts écologiques, quant à eux, résident dans le pourrissement de 700 tonnes de poisson.

Sur le plan sécuritaire, si on peut déplorer le recours à un genre de manifestation aussi radical que d’occuper le port, paralysant au passage l’activité économique , et surtout les violences ponctuelles commises ici et là par une catégorie de manifestants exacerbés, on doit aussi et surtout souligner avec insistance la dérive sécuritaire infiniment dangereuse qui a entraîné les pires exactions des droits de l’homme qui soient : Tout d’abord l’intervention dans les quartiers de Sidi ifni était parfaitement injustifiée, puisque les manifestants du port on été neutralisés presque sur-le-champ et rien n’indique qu’il eût résistance. C’est donc cette action  injustifiée qui a été à l’origine de la plupart des actes illégaux commis par les mroud (Forces auxiliaires). Par la suite, les éléments de ce corps ont proféré des insultes à l’encontre de civils sans distinction (femmes, enfants, personnes âgées…), ont frappés, blessés, rossés à coup de matraques ces mêmes civils. Ils ont envahis les demeures, et cassés portes et mobilier. Ceux qui se sont plaint de ce traitement, et bien, guess what ? , ils ont aussi été arrêtés et torturés. Des plaintes pour vols de sommes d’argent allant jusqu’à 25000 dirhams on été enregistrées, de même que des vols d’objet. En contrepartie, les forces de l’ordre ont reçu des jets de pierre de la parre des manifestants, entraînant blessure de certains agents. Bilan final : 69 blessés, dont 34 civils et 35 parmi les forces publiques, la plupart étant légèrement atteints. Enfin, il y a probablement eu des cas de viols, tandis qu’il n’existe pas de preuves formelles de décès, hormis des témoignages rapportés par l’Attac.

L’explication de cette attaque sauvage de la part des forces de l’ordre résiderait, selon Nichane, de l’humeur générales de troupes venues d’Agadir, et dont les membres pensaient que plus vite ils materaient la révolte plus vite ils rentreraient chez eux, d’où le recours systématique et appuyé à la violence illégitime et la torture barbare. Les rumeurs colportés par leurs supérieurs ont jeté le feu sur l’huile : on leur a présenté les ifnaouis comme des séparatistes, ce qui n’a pas manqué de provoqué un excès de zèle « nationaliste » des mroud.

On a trop commenté les tenants et aboutissants de la polémique médiatique Al Jazeera vs. l’Etat marocain, je ne compte pas y revenir sauf pour dire que, étant d’accord avec Larbi et Ibn Kafka, je crois à un règlement de compte du côté marocain, qui a une dent contre El Jazeera depuis bien longtemps. Il n’est qu’à se rappeler les déclarations de notre sommité de la makhzénophilie, Khalid Naciri, qui jette l’anathème sur la chaîne qatarie à chaque fois qui il en trouve l’occasion. De plus, relire les dizaines d’articles (dont voici un exemple choisi et commenté par Ibn Kafka) dans le Matin du Sahara, qui dénigraient la chaîne, connue pour sa neutralité (quoique un peu biaisée par une tendance à pencher vers les islamistes), dissipe tout doute raisonnable…

Conclusion :

Nonobstant les dérives radicales des manifestants et leurs revendications un tantinet irréaliste, ajouté à leur refus de compromis, l’État marocain doit assumer la majeure part de responsabilité de la situation à Sidi Ifni. L’intervention sécuritaire plus que musclée, a dégénéré par les violations graves des droits de l’Homme qu’elle a engendré, occasionnant chez la population locale énormément de dégâts matériels et de préjudice moral. C’est un carburant offert gratuitement pour développer les rancœurs plus qu’elles ne le sont aujourd’hui, d’exacerber les revendications sociales partout dans le Maroc. Une énième éclaboussure compromettant toute chance d’aboutir à une paix sociale, du moins à court terme. Quand est-ce que le Makhzen cessera de commettre de pareilles gaffes sécuritaires et médiatiques, et tournera définitivement la page des violations des droits de l’homme ?

PS: Pour les vidéos et autres articles de presse de part le monde, prière de se rapporter au billet d’Alain Bertho, ainsi qu’à ce billet des Observers.


Responses

  1. Merci pour ce rappel des faits.
    Tu poses cette question à la fin « Quand est-ce que le Makhzen cessera de commettre de pareilles gaffes sécuritaires et médiatiques, et tournera définitivement la page des violations des droits de l’homme ? »
    Je dirai le jour où les droits de l’homme seront intégrés assimilés dans les comportements de tous les jours. Et cela nécessite un changement dans l’éducation et au moins une génération avant de pouvoir voir les premiers résultats.
    Mais encore faut-il s’y atteler le plus tôt possible.

  2. D’accord, les droits de l’homme doivent être assimilés, mais ne crois-tu pas que c’est déjà le cas pour une bonne partie des Marocains? Ceci dit, je ne prétends pas connaître de statistiques précise, il faudrait que je cherche…

    D’un autre côté, qui est chargé de la promotion de ces valeurs ? Normalement c’est l’Etat et la société civile. Mais dans un Etat qui ne les respecte pas, donnant ainsi un mauvais exemple, et qui, s’il ne bâillonne pas les associations intègres, les estropie et submerge l’opinion publique de discours rassurants pendant qu’il viole ces droits chaque fois qu’il le veut.

  3. « mais ne crois-tu pas que c’est déjà le cas pour une bonne partie des Marocains? Ceci dit, je ne prétends pas connaître de statistiques précise, il faudrait que je cherche… »

    Moi non plus je n’ai pas de statistiques précises à ce sujet. En revanche, je pratique un sport qui consiste à observer et faire attention au langage parlé. Et je peux te dire que les expressions très ancrées chez nous et qui sont aux antipodes de la liberté d’expression ou de la liberté tout court sont légions. Celles qui démontrent une certaine tendance à fuir les responsabilités le sont aussi. Tant que ça sera le cas, pour moi, c’est vain de parler d’assimilation de ces valeurs.

    En outre, certes il incombe plus à l’Etat de promouvoir ces valeurs mais c’est aussi de la responsabilité de tout un chacun. Quand je vois des personnes qui ont poussé les études aussi loin qu’on puisse le faire et qui malgré cela se gardent bien d’évoluer et faire évoluer certaines valeurs dont la liberté et le sens des responsabilités je me pose de sacrées questions.
    Et il ne suffit pas qu’une partie de la société le fasse il faut que ça soit « transcendant » si je puis m’exprimer ainsi.

  4. C’est vrai que si on le voit sous cet angle, en analysant notre langage, tous les Marocains peuvent être taxés un jour ou l’autre d’être des rétrogrades amateurs de stéréotypes. Cependant les mentalités évoluent plus vite que la langue, et je ne crois pas qu’on peut juger la mentalité uniquement par ce qui s’exprime, mais aussi par ce qui se fait.

    Et puis je réaffirme que tant que l’État n’a pas garanti les conditions nécessaires, notamment en donnant l’exemple, la partie des marocains qui n’ont pas encore assimilé les droits de l’homme, ne les intégreront jamais.

  5. waw! quelle analyse? d’ici peu tu feras les articles d’envoyer spécial.
    c’est malheureux ce qui est arrivé à sidi ifni car tout débordement n’est jamais bénéfique ni pour les uns ni pour les autres. le dialogue à travers les canaux légaux reste la seule solution valable.
    maintenant il faut panser les plaies et tirer les leçons.

  6. Je te suis énormément reconnaissant pour ce compliment qui m’a fait oublier les nombreuses heures passées à rédiger cet article.

    Sinon, je suis tout à fait d’accord avec toi, la violence n’est pas une solution tant pour l’Etat que pour les manifestants. Mais espérons qu’il fasse un effort pour améliore la situation économique et sociale partout dans le Maroc, pour que ce genre d’émeutes ne se reproduise plus.

  7. Tout d’abord je te suis très reconnaissante d’avoir abordé ce sujet interessant (puisque je n’étais pas au courant de ces faits, je suis toujours la dernière à connaitre les actualités).
    Entre autres, en réponse à ta question, les droits de l’homme seront perpétuellement bafoués tant que le makhzen ne trouve pas meilleurs moyens d’établir l’ordre sans pour autant utiliser la violence qu’elle soit morale ou physique -c’ est malheureusement la célèbre facheuse tendance des marocains- les valeurs humaines n’étaient , ne sont et ne seront jamais considérées du moment que l ‘état demeure obstiné à faire ce que bon lui semble ,et pourtant il a tort, par conséquent tout le monde sera dans le même filet de vers de terre (personne n’arrivera à ses fins).

  8. Exactement, et je pense que l’État doit s’ouvrir plus à la société civile, bien sûr non cette société civile qui répète son discours et le soutient quoi qu’il fasse, mais l’autre, celle qui critique constructivement : ces associations de défense des droits de l’homme qui militent pour la démocratie et la fin des violations des droits humains les plus basiques.

    PS: Ravi que ce billet t’aie informé sur les tenants et aboutissants de cette affaire !

  9. Une question : l’Etat c’est qui ou quoi ?!
    Certes il ne faut pas minimiser la force du système en tant qu’organisation et les inerties qu’il peut engendrer mais ne perdons pas de vue que l’Etat fonctionne à travers/via des PERSONNES.
    Sans oublier que ces marocains lambda qui dénoncent les exactions de l’Etat, à juste titre dans certains cas, du matin au soir sont les premiers à cautionner ces actes anti-droits de l’homme.
    Quand :
    – on ne respecte pas le feu rouge c’est une atteinte à la loi une infraction dans le langage juridique et tout simplement manque de « RESPECT » envers autrui. Plus encore c’est éventuelle mise à mort ! Celui qui ne respecte pas l’arrêt au feu rouge enfreindra d’autres lois.
    – on ne respecte pas la queue c’est une atteinte à autrui. Ben oui, ça veut dire quoi arriver le dernier et magouiller pour passer le premier ? c’est que la personne en question considère que son temps est plus précieux que celui d’autrui ou pire encore qu’il est plus futé que l’autre. Et encore une fois c’est un MANQUE DE RESPECT flagrant envers autrui.
    – quand on ne fait pas son travail comme il se doit
    – quand on paie pas la cotisation au syndic
    – quand on considère que la rue et les espaces publics sont des dépotoirs alors que chez soi on le choie avec amour
    – quand ….
    La liste est non exhaustive bien évidemment et tous ces exemples démontrent que le manque de respect se manifeste dans des p’tits trucs qui paraissent insignifiants mais franchement elles sont tout sauf insignifiants. Ils sont même très révélateurs d’un état d’esprit et d’une certaine mentalité qu’il faut revoir et faire évoluer.

    Dernière chose, ceux qui sont à la tête de l’Etat ne sont pas élevés dans des pépinières en Corée du Nord (!!!) ou je ne sais où puis implantés à la tête de nos Etats. Ils sont tout simplement et bonnement le fruit de leur environnement…

  10. Que veux-tu que je rétorque ? Tu as démontré sans ambages que la mentalité prédominante est clairement responsable du recul des droits de l’homme…

    Je voudrais juste ajouter que ceux qui sont aujourd’hui au pouvoir ne se seraient pas imaginés commettre des fautes aujourd’hui, lorsqu’ils étaient jeunes et gavés d’idéaux. Mais à mesure qu’ils sont devenus puissants, ils se sont délestés de leur idéaux et adopté la realpolitik, qui finit souvent par les transformer en des pragmatiques de la pire espèce, n’ayant pour préoccupation que leur avancement, sans tenir compte de leur obligations morales, et devoir d’intégrité vis-à-vis du peuple.

  11. tu as excellé mon ami,
    mais juste une précision, Nichane part d’un rapport OMDH pour sortir avec ses propres conclusions. les rapport OMDH et article tel-quel-nichane a lire séparément🙂

  12. Merci pour le compliment !

    T’as tout à fait raison, je m’en étais rendu compte après, mais j’ai dû oublier de le préciser. C’est fait, maintenant.

  13. « Mais à mesure qu’ils sont devenus puissants, ils se sont délestés de leur idéaux et adopté la realpolitik, qui finit souvent par les transformer en des pragmatiques de la pire espèce, n’ayant pour préoccupation que leur avancement, sans tenir compte de leur obligations morales, et devoir d’intégrité vis-à-vis du peuple. »

    quelques remarques si tu me le permets :
    1- un Etat se gère forécement avec un minimum si ce n’est bp de pragmatisme. Celui-ci n’est pas forcément péjoratif ni en opposition avec les idéaux quand on arrive à les adapter aux changements qui s’imposent.
    2- l’intégrité est à séparer du pragmatisme. On peut être pragmatique -et il le faut bien- et intègre. Et on peut aussi être démagogue et arriviste.
    3- le pouvoir corrompt c’est connu. La différence entre les Etats de droit et les autres ne réside pas dans le fait que les premiers sont gérés par des saints voire des anges (!) et les seconds par des humains. La différence réside tout simplement dans le fait que l’impunité est bannie tant que faire se peut dans les Etats de droit alors que dans les autres tout est permis et des fois, pour ne pas dire la plupart des fois, avec la bénédiction de bp.
    Il y a un an une ministre d’un pays scandinave (je ne me rappelle plus si c’était la Suède ou la Finlande) a présenté sa démission car un journal avait publié un article où il dénonçait le fait qu’elle ait utilisé sa carte bancaire professionnelle pour acheter une tablette de chocolat !!!

  14. Réponses à tes remarques :
    1- Gérer avec pragmatisme est une chose, ne pas appliquer le programme électoral sur la base duquel on est élu, en est une autre… C’est ce que je voulais dénoncer en fait .
    2- relire le commentaire à l’aune de la réponse 1
    3- Tout à fait d’accord, mais comment faire en sorte que l’impunité soit bannie ? il faut au moins une génération d’hommes politiques intègres (même un tout petit peu) pour mettre en place un système démocratique et juste, après, advienne que pourra, ça sera difficile pour les corrompus (plus ou moins) d’enfreindre la loi.

    L’exemple que tu as donné : tout simplement « outstanding » !

  15. « ne pas appliquer le programme électoral sur la base duquel on est élu »
    Je serai pour qu’on vote une loi qui permet de pousser un gouvernement vers la porte si il n’applique pas le programme pour lequel il a été élu.

    Pour l’exemple, effectivement c’est assez outstanding mais il reflète un certain état d’esprit et une certaine culture. Vivement qu’un peu de cet état d’esprit se développe chez nous.

  16. […] [Off-topic] : J’ai une pensée bien particulière pour les habitants de Sidi Ifni, qui subissent à nouveau l’assaut des forces de l’”ordre” sauvageonnes et revanchardes. Exécrables violences commises par des mokhaznis à l’encontre de civils désarmés, la preuve en image dans ce billet d’Ibn Kafka… N’avez vous pas envie comme moi d’imprimer cet article du Matin, puis de le brûler pour la symbolique du geste ?!  I told you that the state is still threatening human rights… […]

  17. […] sur la situation à Ifni au 20 août Publié le août 21, 2008 par ibnkafka Pour commencer, la synthèse de Spy Jones sur les émeutes de juin (ou mouvement social, tel que le décrit le tract clandestin […]


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