Publié par : Spy Jones | octobre 1, 2008

Piece of diary : Part 2 – Requiescat in pace

Dans l’impossibilité d’écrire quoi que ce soit, malgré les ébauches accumulées dans la partie « Brouillons » de mon tableau de bord, je mets en ligne la deuxième partie de mon dernier récit. Je dois aussi reconnaître que l’intérêt des lecteurs y a été pour beaucoup :

Lundi 23 juillet 2007

Décrire la totalité des pensées, sentiments et autres émotions qui m’ont secoué pendant la présente journée ? Je n’ose point le prétendre. En revanche, cela pourrait moins difficile de les évoquer en parallèle avec la narration, quoique la précision ne sera certainement pas au rendez-vous.

Dix heures et demie, je me réveille tard, comme j’ai coutume de le faire. Déjà alors, l’ambiance générale ne présageait rien de bon, à l’instar de ces nuages gris qui précèdent les fortes tempêtes. Plus encore, ces signes avant-coureurs concordaient avec l’absence notable de ma grand-mère, qui ne devait rendre visite à son mari que mardi, soit après que le médecin nous ait rassuré -je ne pouvais imaginer d’autre issue- sur l’état de santé de mon grand-père. Du coup, j’ai pris conscience qu’un imprévu s’était produit. Mais quoi ? Mon optimisme naïf m’empêchait de penser au pire. Pourtant, la lourdeur de l’ambiance aurait dû m’avertir de l’ampleur du choc que j’allais encaisser plus tard dans la journée. Soudain, le téléphone sonna. Et je fus plus que surpris par l’empressement de ma mère à répondre au téléphone.

Les larmes ruisselant sur ses joues, elle fondait en larmes, après avoir lancé un cri long et strident, ce genre de cris que seul un cataclysme -émotionnellement parlant- peut provoquer. Ébahi, je la regardais sangloter en compagnie de ma belle-tante. Dès lors, une vague de tristesse et de chagrin m’envahit, mon cœur se mit à battre la chamade, dans l’attente du dénouement, forcément malheureux.

Un silence radio régnait, quand une sirène d’ambulance mit un terme à mon ignorance. J’osais à peine jeter un coup d’œil au défunt, ou plus exactement au cadavre jaunâtre que l’on installait dans ce qui avait été sa chambre.

Au fait, je ne pleurais pas à cet instant-là, encore sous le choc de la catastrophe. La mort de mon grand-père était pour moi une inconnue, et je ne pensais pas avoir à y faire face de sitôt. Alors que je commençais à sentir la gravité de la perte d’un être cher, ma grand-mère fit irruption, effondrée qu’elle était, et se jeta dans les bras de chacun et chacune de ces petits-fils et petites-filles. Quand ce fut mon tour, elle me souffla à l’oreille en sanglotant : « Ne pleure pas, mon fils… » Et c’est seulement à ce moment précis que j’ai réellement pleuré. Pardon, grand-mère…

Voilà, à peu de choses près ce qui s’est passé. Passé le choc initial, je me dis qu’il a vécue une vie longue et heureuse et qu’il peut être fier de l’image qu’il a laissé auprès de nous, celles d’un grand-père souriant et bienveillant. Qu’il repose en paix…


Responses

  1. […] juger comme bon vous semble. Avant de vous laisser lire, notez que je publierais bientôt la deuxième partie : Dimanche 22 juillet […]

  2. Pour le coup, je suis déçu.😦
    Ce n’est pas aussi accrocheur que la première partie.

  3. Peut-être bien, de toute façon je ne peux pas juger ce que j’ai écris…

  4. Avec plus d’un an de retard je te présente mes condoléances.

    PS : ta description de la situation m’a rappelé celle de Amin Maalouf décrivant la mort de son père et le fait qu’il soit chargé de l’apprendre à sa grand-mère. C’est encore pire d’annoncer à un parent la mort de son enfant.
    C’était dans son roman « Origines »

  5. Merci, ma mcha m3ak bass.

    Que je te rappelle Amin Maalouf me fait un grand honneur, même pour un court passage… J’ai beaucoup apprécié « Les Croisades vues par les Arabes » et « Samarcande », mais je n’ai pas -encore- lu le roman dont tu as parlé.

  6. Je te le recommande il est excellent.
    Il y a aussi « le premier sicèle après Béatrice » un hymne à la femme.
    Et son chef d’oeuvre selon moi c’est incontestablement « les identités meurtrières ». Un hymne à la paix avec soi et avec les autres. A ne surtout pas rater. Si je le savais je les aurais ramené aussi. Dommage.

  7. Merci pour les tuyaux. Et t’inquiètes, je crois que ça reste possible de les trouver ici, Amin Maalouf est quand même un écrivain très connu…

  8. Tes mots transmettent bien ta douleur. Dans des circonstances aussi pénibles, c’est tout un exploit. Rien de pire que de perdre un être cher. Mes sincères condoléances en retard.

  9. Merci Prof, je suis touché par ta compassion.


Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Catégories

%d blogueurs aiment cette page :